Mayotte: Le développement de Mayotte passe essentiellement par le tourisme

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Le développement du port de Longoni constitue un atout considérable pour le développement du tourisme dans le département, estime un expert du tourisme mahorais, qui invite à promouvoir l’emploi des jeunes Mahorais et à développer les particularités et traditions de l’île.

Intervenant lors d’un récent séminaire organisé par l’association des Cocos clubs séniors de Pamandzi, Florent Raddas, chargé de développement touristique chez Mayotte Channel Gateway S.A.S, société ayant obtenu la délégation du service public du port de Longoni (nord de l’île) pour 15 ans, défend la nécessité de développer les infrastructures autour du port, pour améliorer l’accueil des croisiéristes.

Il précise aussi que le tourisme à Mayotte gagnerait à offrir des débouchés aux nombreux jeunes diplômés en mal d’emplois. « On parle souvent de la culture et des traditions. Des jeunes revenant de France avec des niveaux Bac + 2, + 3, + 4, +5, des licences et des masters (…) pourraient être des traducteurs en français et en shimaoré (langue locale) et s’intégrer progressivement dans les entreprises locales« , a expliqué M. Raddas à l’AFP. Florent Raddas reconnaît que tout en faisant partie des îles Vanilles (Maurice, Réunion, Madagascar, Seychelles), Mayotte se retrouve aujourd’hui en dernière position. « Gardons un tourisme local, un tourisme vrai, qui consiste à faire découvrir nos traditions. Il ne faut pas essayer de plagier les autres îles, nous avons un bon nombre de caractéristiques qui font que Mayotte a sa propre identité, que Mayotte est Mayotte : le lagon, la barge, les brochettis, les minzizani (masques de beauté des femmes mahoraises), les manzaraka (cérémonies festives des mariages), les voulés (pique-niques au bord de la mer), les merengues… Essayons de vendre Mayotte avec des hébergements de petite capacité où, lorsqu’on viendra dans un gîte ou dans une maison d’hôtes, on sera accueilli comme si on était chez soi à la maison. »

Il reconnaît toutefois que les coûts élevés des prestations aériennes dus au monopole des deux compagnies Air Austral et Corsair handicapent l’essor touristique. « Ce qu’il faut pour Mayotte, c’est une vraie concurrence, en faisant venir d’autres transporteurs aériens qui feraient bouger les lignes« , souligne-t-il.

Florent Raddas insiste aussi sur la nécessité de mieux sécuriser les sites touristiques devenus inaccessibles du fait de l’insécurité, et sur l’effort à poursuivre en matière de propreté de l’environnement.

Avec AFP

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