Le nombre de demandeurs d’emploi stables à St-Martin et St-Barth malgré Irma

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Le nombre de demandeurs d’emplois à Saint-Martin et Saint-Barthélemy est resté stable malgré la chute de l’activité économique après l’ouragan Irma qui a frappé les deux îles en septembre, en raison du dispositif de chômage partiel mis en place,a souligné mercredi le délégué interministériel pour la reconstruction.

Pour Philippe Gustin, « les engagements ont été tenus ». « On voit clairement les effets que le dispositif a eus sur un territoire où on nous annonçait des milliers de chômeurs en plus après Irma. Bien sûr il y a eu aussi des gens qui sont partis, mais ce dispositif a joué un rôle d’amortisseur social », a-t-il souligné. Début mai, près de 8.500 personnes bénéficiaient d’un dispositif adapté d’activité partielle à Saint-Martin et Saint-Barthélemy, a précisé la délégation interministérielle dans un communiqué.

Le nombre de demandeurs d’emploi à Saint-Martin (catégories A, B et C) était de 4.645 personnes au 1er trimestre 2018, en baisse de 227 personnes sur un an (-4,7%) et « quasi stable par rapport au 4ème trimestre 2017 (+26 personnes) », selon la
Direccte (Direction régionale des entreprises, de la concurrence, de la consommation, du travail et de l’emploi) de Guadeloupe.

Saint-Barth comptait de son côté 646 personnes demandeurs d’emploi en catégories A, B et C au 1er trimestre, « en augmentation de 101 personnes sur un an (+18,5%) mais stable par rapport au 4ème trimestre 2017 (+5 personnes) ». « On voit déjà des sorties du dispositif pour des retours à l’emploi, notamment à Saint-Barth. Sur St-Martin, 20 à 30% des entreprises ont quitté le dispositif pour un retour à l’emploi », souligne M. Gustin.

La durée du dispositif de chômage partiel a été exceptionnellement prolongée à Saint-Martin et Saint-Barthélemy pour « prendre en compte le choc économique qu’a constitué le passage de l’ouragan Irma ». Un arrêté de la ministre du Travail publié
samedi au Journal officiel a allongé le contingent annuel d’heures indemnisables au titre de l’allocation d’activité partielle de 1.000 à 1.600 heures par salarié. « Il y a une saisonnalité de l’activité économique très forte. Les 600 heures en plus vont permettre d’arriver jusqu’à la saison touristique (à la fin de l’année,ndlr). Pas mal d’entreprises ont prévu de reprendre une activité à ce moment-là »,
a ajouté le délégué interministériel.

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