La Réunion: Valérie Baudard, de directrice financière à la confection de confiserie réunionnaise haut-de-gamme

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Originaire de l’Etang-Salé, après une carrière au sein d’une direction financière de trois cliniques, Valérie Baudard a choisi de vivre de sa passion : la confiserie. Outremers 360 l’a rencontrée lors de la Foire de Paris, son premier grand rendez-vous.

Sur le stand de l’Ile de la Réunion Tourisme lors de la Foire de Paris, c’est “le baptême du feu” pour Valérie Baudard. Installée à proximité d’une des portes d’entrée du Pavillon “Produits du Monde”, Valérie Baudard fait la promotion de ses nombreuses confiseries et chocolats. “Ce sont des confiseries issues des produits du jardin familial”, précise-t-elle aux visiteurs qui s’arrêtent devant son comptoir, attirés par la diversité des produits. On retrouve ainsi des bonbons coco, des bonbons rouroutes, des biscuits 4 épices, des pâtes de fruits retravaillées et mises au goût du jour. Il  y a également ses produits-phare « les cailles blanches et noires », des amandes caramélisées au sucre de canne puis enrobées au chocolat blanc ou noir.

Depuis le lancement de son activité, c’est la première fois que Valérie Baudard expose ses confiseries dans un grand salon comme la Foire de Paris. “ Au départ, je ne me suis fixée aucun objectif de chiffre d’affaires à part la possibilité de rembourser ma participation au stand. Mais c’est une fierté pour moi d’être ici, d’échanger avec les visiteurs, de leur présenter mes réalisations”.

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Depuis sa petite enfance, elle se passionne pour le sucre,  à la suite d’une visite de l’usine du Gol à la Réunion. « J’avais l’impression d’être en face d’une machine de Jules Verne”. Bonne élève, Valérie Baudard opte toutefois pour des études longues, sans pour autant oublier sa passion. “Depuis quelques années, j’avais l’occasion de travailler le sucre pour la famille et moi-même. Un jour, j’ai voulu me professionnaliser mais il fallait pour cela obtenir le CAP confiserie-Chocolaterie”. Entre sa carrière de directrice financière de trois cliniques et son activité d’artisan confiseur-chocolatier, Valérie Baudard n’a pas hésité. “Paradoxalement malgré mon école de commerce et mon MBA, je pense que le diplôme dont je suis la plus fière est mon CAP confiserie. C’était une expérience fabuleuse, j’ai adoré apprendre les gestes techniques”.

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Pour Valérie Baudard, la reconversion n’a pas été trop difficile d’autant que les deux secteurs disposent de points communs.  “Le lien entre la direction financière et la confiserie pour moi est évident. Quand vous êtes directeur financier et assistez à des comités de direction, l’approximatif n’a pas sa place. La confiserie demande cette même rigueur. Lorsqu’il faut chauffer du sucre à 130 degrés, on ne peut  se permettre de le monter à 132 ou 135 degrés. Ce sont ces aspects de technicité, de précision que j’ai retrouvés dans la confiserie”.   Mais Valérie Baudard affectionne particulièrement la liberté de création que lui procure sa nouvelle activité. “Ce que j’aime avec la confiserie, c’est innover et créer mais aussi être aux commandes de mes chaudrons, de mes marmites, créer de nouvelles recettes”.

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Promouvoir un artisanat réunionnais de qualité

Mais l’objectif ultime de Valérie est de valoriser le savoir-faire réunionnais. Par les matières premières qu’elle utilise (sucre de canne, épices du jardin familial). “En tant que confiseuse réunionnaise, cela aurait été un comble d’utiliser du sucre de betterave dans mes bonbons. « Pour des questions pratiques, Valérie Baudard a choisi d’installer son laboratoire à Paris. Une distance qui   est aussi un atout pour la jeune confiseuse.“ J’ai essayé à plusieurs reprises de recristalliser du jus de canne sans passer par l’usine, mais la tâche s’est révélée plus compliquée avec la présence de fourmis qui s’agglutinent autour de chaque morceau de sucre. L’avantage d’être loin permet d’avoir plus du recul pour les associations de saveurs et d’idées.” ajoute-elle .La jeune créatrice de confiserie met un point d’honneur à la qualité. Elle veille notamment dans chacune de ses compositions à bon équilibre des saveurs, du sucre, des épices. “Je veux faire un produit de qualité en misant sur le choix des matières premières, en travaillant sur le packaging et le graphisme. Lorsqu’on parle de la Caille Blanche, il faut qu’on pense haut de gamme. J’aimerais lorsqu’on entend parler de  bonbons à la Réunion, que l’on pense haut-de-gamme et non seulement à ce que l’on trouve sur les marchés forains. En somme, montrer qu’à la Réunion, nous sommes capables de faire des choses aussi bonnes que belles ».

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Après 6 mois d’existence, ses chefs d’oeuvre gourmands sont commercialisés dans des boutiques parisiennes: la boutique de l’île de la Réunion Tourisme pour les amateurs des saveurs péi d’antan et le magasin “Fleurs et Delyces” dans le 16ème arrondissement. Elle n’abandonne pas toutefois l’idée de développer sa production sur son île natale.

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