La French Tech Guadeloupe, un appel d’air pour l’économie guadeloupéenne

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Eric Tessanne et Kenny Chammougom, co-présidents de la French Tech Guadeloupe ©DR

Avec la Guyane et la Nouvelle-Calédonie, la Guadeloupe a rejoint en mai dernier la communauté des French Tech à travers la labellisation de l’association GuadeloupeTech. Ce cluster de l’économie numérique est porté par deux hommes d’ambition, Eric Tessanne et Kenny Chammougon, co-présidents, oeuvrant à renforcer l’attractivité économique de leur île.

Fondé en 2013 par onze acteurs du numérique, GuadeloupeTech s’est développé au fil des ans pour devenir un cluster fort, comptant aujourd’hui 110 entreprises membres. Rayonner, innover, rassembler et représenter grâce au digital sont les objectifs phares de GuadeloupeTech, portée par le dynamisme d’Eric Tessanne et Kenny Chammougon, tous deux co-présidents. Le premier est un homme d’affaires à la tête de trois sociétés et le second est ingénieur territorial à la ville de Baie-Mahault et fondateur de l’événement start-up.gp. Ensemble, ils ont nourri l’ambition de porter GuadeloupeTech dans la communauté internationale de la FrenchTech.

« Le dossier d’inscription demandait les signatures de 50 entreprises guadeloupéennes. Nous en avons récolté soixante-quinze ! », se félicite Eric Tessanne. Le second critère reposait sur la présentation d’un projet ambitieux pour accompagner l’innovation. « Nous avons donc présenté un dossier qui présentait sur plusieurs années l’animation de l’écosystème de la Tech en Guadeloupe à l’international », ajoute-t-il.

En mai dernier, les deux comparses récoltent les fruits de leurs efforts en apprenant l’entrée de leur association GuadeloupeTech dans la communauté des French Tech. Une nouvelle de taille pour l’économie guadeloupéenne qui voit partir chaque année ses « cerveaux » en quête de structures économiques à la hauteur de leurs ambitions. Grâce au label French Tech, GuadeloupeTech, porté déjà activement pas une quinzaine de ses membres, va bénéficier d’une dynamique supplémentaire de la part du gouvernement et du secrétariat d’Etat au numérique mais aussi d’une aide financière provenant du budget de la French Tech évalué à 1,2 milliard d’euros.

Ils vont ainsi pouvoir accomplir les missions de leurs deux axes phares : la formation des entrepreneurs et des porteurs de projet, ainsi que l’accompagnement dans leurs recherches de financement. « On va pouvoir travailler avec un écosystème en local pour les accompagner à ce niveau-là », explique Eric Tessanne, soulignant le rôle de « facilitateur » de l’association, sans pour autant venir en concurrence avec les structures existantes. « Bien au contraire, nous travaillons avec les acteurs locaux comme la chambre de commerce et d’industrie ou Pôle emploi », explique Eric Tessanne. « Cette notion de maillage est au cœur de la dynamique », insiste Kenny Chammougon qui évoque déjà l’existence de partenaires fiables comme l’incubateur de start-ups « Zebox » inauguré en juin dernier à Baie-Mahault ou bien l’Université des Antilles

En pleine phase de lancement dans ses nouveaux projets, l’association souhaite accompagner le développement des métiers relatifs à l’innovation. « Ils ont un rôle à jouer dans le rebond économique du territoire », pointe Kenny Chammougon. À court terme, GuadeloupeTech projette l’inauguration d’un tiers lieu en septembre à Baie-Mahault, la poursuite d’un chantier avec l’Etat et la Région Guadeloupe sur la gestion prévisionnelle de l’emploi et des compétences (GPEC) dans la filière économique et numérique en Guadeloupe. « Nous allons travailler sur l’adéquation entre les besoins des entreprises et les formations dans les métiers du numérique », lance Eric Tessanne.

À venir également, le lancement du « French Tech tremplin », un programme d’aide au lancement de start-ups (mise à disposition de locaux, internet, téléphonie, secrétariat) mais aussi la mise à disposition d’une sorte de guichet unique avec un seul interlocuteur pour plusieurs questions. L’idée étant toujours de faciliter la vie du chef d’entreprise. Enfin, GuadeloupeTech entend renforcer ses partenariats avec la région, la CCI, Pôle Emploi et l’Etat. « Nous sommes des bénévoles. Ces partenariats vont nous permettre de renforcer l’association par notamment le développement de postes salariés. Nous en prévoyons déjà un cette année et deux autres en 2021″, annonce Eric Tessanne. « L’idée de ce label est de renforcer le dynamisme économique grâce à un appel d’air par GuadeloupeTech. Pour cela, le principe de collaboration doit être exacerbé », conclut Kenny Chammougon, confiant et motivé.

Par Amélie Rigollet

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