Irma: Adapter le droit du travail, renforcer le Pôle Emploi, créer un CFA, les annonces de Muriel Pénicaud à Saint-Martin

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© Twitter Muriel Pénicaud

Muriel Pénicaud promet une adaptation temporaire du droit du travail à Saint-Martin pour aider l’île à « redémarrer » son économie après le passage de l’ouragan Irma, a annoncé le ministère du Travail dans un communiqué dimanche 17 Décembre.

«Irma est une opportunité. Nous devons profiter de la crise pour élever le niveau de compétences dans les entreprises», a déclaré à plusieurs reprises la ministre du Travail lors de son déplacement ce week-end à Saint-Martin. Le gouvernement déposera plusieurs amendements au projet de loi de ratification des ordonnances en janvier « afin d’adapter temporairement le droit du travail à la situation de Saint-Martin et favoriser la reprise de l’activité économique et le respect des droits des salariés », écrit le ministère. 

Il annonce aussi une exonération du financement du contrat de sécurisation professionnelle (CSP) par les entreprises. Ce dispositif prévoit en cas de licenciement économique un accompagnement renforcé du salarié (formation, suivi par Pôle emploi) et une allocation correspondant à 75% de son ancien salaire.«Irma est une opportunité. Nous devons profiter de la crise pour élever le niveau de compétences dans les entreprises», a déclaré à plusieurs reprises la ministre du Travail lors de son déplacement samedi à Saint-Martin.

L’exonération « permettra de sauver plusieurs entreprises et plusieurs centaines d’emplois dans l’ile », assure le ministère, qui annonce également la création d’un centre de formation d’apprentis. « La qualification est la meilleure protection contre le chômage. Il y a une corrélation entre le taux de chômage et le niveau de qualification», considère la ministre du Travail. Pour rappel,  Saint-Martin connaît un taux de chômage excessivement élevé et touchait 33 % de la population en 2014.

La ministre prévoit également pour les entreprises une « adaptation » des règles de chômage partiel. Ce dispositif permet à un salarié touché par une réduction de son temps de travail de toucher une indemnité versée par son employeur, qui de son côté reçoit une allocation d’activité partielle cofinancée par l’État et l’Unédic.

Les entreprises pourront « exceptionnellement bénéficier d’une aide », même si elles vont au delà de la limite autorisée de 1.000 heures d’activité partielle par salarié et par an. Le chômage partiel permet au salarié de toucher 70% d’un smic brut (soit 85% d’un smic net). Ces salariés au chômage partiel, estimés aujourd’hui à 4000 personnes, auront également accès à un plan de formation, « permettant le maintien du salaire à 100%, sans aucun coût pour l’entreprise ». Muriel Pénicaud est en déplacement dans les Antilles françaises jusqu’à ce soir  (Guadeloupe, Martinique, Saint Martin). 

Avec AFP

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