Innovation Outre-mer : La Polynésie lance son 3ème concours d’innovation numérique

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Ce vendredi 19 janvier, le gouvernement de la Polynésie française a lancé son 3ème concours d’innovation numérique, rebaptisé cette année « Digi Contest ». Il s’agira, non plus de récompenser uniquement des porteurs de projets, mais d’ouvrir le concours à toutes les entreprises qui ont développé un produit numérique original, indique Tahiti-infos.

« Cette année, au lieu d’encourager les nouveaux projets, nous allons récompenser les projets à l’état de prototypes opérationnels, ou qui sont déjà commercialisés », a expliqué le Ministre en charge du Numérique et porte-parole du gouvernement polynésien, Jean-Christophe Bouissou, devant la presse du territoire. Si le concours change de nom cette année, la dotation globale qui lui est consacré demeure considérable : 13,1 millions de Fcfp, soit près de 110 000 euros, qui seront départagés entre les 13 prix des 4 catégories (applications mobiles, plateformes collaboratives, internet des objets et start-up polynésiennes). Grande différence pour l’édition 2018 : les jeunes start-up seront confrontées aux grandes entreprises de Polynésie, qui ont développé une solution numérique innovante.

Pour ce qui est de la candidature, celles-ci peuvent déjà être retirées sur le site de la Direction générale de l’Economie numérique (DGEN) et renvoyées par mail avant le 26 mars. Il est notamment demandé aux candidats de réaliser un pitch vidéo de 4 minutes maximum et présentant le projet. Les prix seront remis le 5 avril prochain.

En Polynésie, « le numérique progresse très vite »

Si le gouvernement polynésien relance cette année son concours numérique, c’est avant tout en raison des résultats encourageants des éditions précédentes. « Le retour d’expérience sur le concours de 2016 a été une pérennité des projets de 70%, et en 2017, huit lauréats ont pu réaliser leur projet grâce à l’aide du gouvernement », confirme Karl Tefaatau, Directeur de la DGEN. « Ces prix ont souvent servi de tremplins pour rejoindre un incubateur, notamment PRISM. Par exemple le projet de ruche connecté a été récompensé en 2016, a été incubé au PRISM l’année dernière et intègre cette année l’incubateur national de la Station F à Paris ».

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Selon Karl Tefaatau, le concours confirmerait également l’imprégnation du numérique dans l’économie polynésienne. « En termes d’usage, le numérique progresse très vite, et en termes d’emplois nous sommes sur une courbe ascendante nette depuis un an et demi. C’était déjà le cas dans le secteur des télécoms, et maintenant on voit un début d’envolée dans le secteur des services, et également un développement des initiatives innovantes comme les start-up ». « On assiste à l’émergence d’un écosystème, où le PRISM (premier incubateur de Polynésie) arrive à faire émerger et concrétiser des idées innovantes, et ce Digi Contest permet d’apporter des ressources financières pour développer ces projets. Et on espère que les sources de financement vont se multiplier », constate de son côté André Bihannic, directeur général de la CCISM.

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