Innovation en Outre-mer: La Start-up française imaKumo a créé 17 emplois en Polynésie

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©Direction générale de l’économie numérique (DGEN)

Installée courant 2016 en Polynésie française, la start-up française imaKumo a choisi la Collectivité du Pacifique pour son décalage horaire (12h de moins par rapport à Paris), qui lui permet d’être en service continu. imaKumo aurait, depuis son arrivée, créé 17 emplois, rapporte le site Tahiti-infos.

Quand une entreprise a des clients ou des agences sur tous les continents, le décalage horaire peut vite devenir un frein à l’activité. Ainsi, les grandes sociétés de Conseil disposent de collaborateurs et de structures éparpillés sur tous les fuseaux horaires: lorsque les développeurs indiens terminent leurs journées, les consultants européens prennent le relai avant de passer le flambeau à leurs collègues américains.

La jeune start-up française imaKumo, qui guide les entreprises dans les Technologies de l’Information et de la Communication, a également fait le choix de multiplier sa présence sur les fuseaux horaires en s’installant, depuis 2016, en Polynésie française. En effet, imaKumo dispose d’agences en France, en Belgique, en Allemagne, au Royaume-Uni ou encore en Suisse. Pour ces pays, qui partagent le même fuseau horaire, le décalage n’est pas un souci. Néanmoins, imaKumo est également implantée à Singapour et travaille avec des clients répartis sur le continent asiatique et la côte ouest américaine. De cette façon, « imaKumo permet à ses principaux clients de mener des projets en 24H/24H en profitant du décalage horaire. Les activités de « Follow the sun », font effectivement partie des activités qui ont été identifiées par les acteurs de l’écosystème digital de la Polynésie française, comme étant les plus porteuses économiquement du secteur numérique », indique le gouvernement de la Polynésie française.

Une soif de talents à épancher

Et déjà, la start-up lauréate du prix « Les Champions de la Croissance 2017 » affiche un premier bilan satisfaisant, notamment du côté de la création d’emplois: « nous voulions recruter 12 personnes dans l’année, finalement nous en avons 17 et nous voudrions être à 20. Notre entreprise continue de croître donc ça pourrait encore doubler… », confie Vincent Guiheneuc, Président d’imaKumo, au site Tahiti-infos.

©imaKumo

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En Polynésie française, la start-up relève toutefois un déficit de talents polynésiens et en amont, de formation aux métiers du web. Le ministre du Numérique en Polynésie française a assuré que le gouvernement de la Collectivité planchait sur la création de formations adaptées, en partenariat avec la Chambre de Commerce, d’Industrie, des Services et des Métiers (CCISM). « Dans l’immédiat imaKumo recherche près de 30 codeurs, développeurs et ingénieurs en informatique pour le 1er janvier 2018. La Direction générale du numérique a donc reçu pour mission de recenser tous les talents polynésiens disponibles partout où ils se trouvent pour répondre aux besoins en matière de recrutement de compétences informatiques », précise le gouvernement polynésien. De quoi attirer d’avantage de grands noms de la French Tech ou encore mieux, pousser les jeunes polynésiens à la création d’entreprises du Numérique. Un secteur au potentiel considérable en Polynésie.

Un cadre fiscal attrayant

L’autre avantage de la Polynésie française, c’est sa liaison par câble sous-marin numérique avec les îles Hawaii et par la même occasion, avec les Etats-Unis ou la Chine. D’autant que, pour sécuriser et renforcer le haut-débit déjà existant, la Polynésie s’est ralliée au projet de câble transpacifique, avec un autre pays de la région au dynamisme indéniable: la Nouvelle-Zélande. Enfin, l’ultime avantage et pas des moindres: le statut de la Collectivité qui lui confère un cadre fiscal pour le moins attrayant. « L’avantage fiscal existant pour les entreprises exportatrices (…) leur permettra de ne pas payer d’impôt localement sur leur chiffre d’affaires réalisé hors du Territoire », explique Tahiti-infos. C’est d’ailleurs le point qui aurait fait pencher la balance en faveur de la Polynésie française, au détriment de sa voisine la Nouvelle-Calédonie, qui figurait également sur la carte des points de chute possibles dans la région Pacifique pour imaKumo.

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