Guyane: Le collectif « Pou la Gwiyann Dekolé » prêt à se mobiliser si les conflits à EDF et au CHAR ne sont pas réglés

Guyane: Le collectif « Pou la Gwiyann Dekolé » prêt à se mobiliser si les conflits à EDF et au CHAR ne sont pas réglés

©Le Kotidien

Le Collectif  «Pou la Gwiyann Dekolé » a posé le 3 mai dernier  un  nouvel ultimatum pour trouver une solution aux conflits EDF Guyane et au Centre hospitalier Andrée Rosemon.

« Nous donnons 48 heures pour que ceci soit réglé », ont-ils dit, s’affirmant une nouvelle fois « déterminés à aller jusqu’au bout », sans préciser quelles pourraient être leurs actions », a déclaré lors d’une conférence de presse les membres de «Pou la Gwiyann Dekolé », le collectif qui a piloté durant un mois le mouvement social ayant paralysé la Guyane.
Alors qu’un accord de fin de conflit a été signé le 21 avril, deux grèves sectorielles portées par l’Union des travailleurs guyanais (UTG) perturbent encore le centre hospitalier Andrée-Rosemon de Cayenne(CHAR) et les services EDF.

Dans le premier cas, les grévistes demandent des effectifs et du matériel supplémentaire, ainsi que de meilleures conditions de travail. Dans le second, les grévistes EDF réclament notamment le comblement de « 84 postes vacants »et le « paiement des jours de grève ». Ils réclament aussi « un plan d’action pourl’amélioration des conditions de travail de sécurité des agents EDF des communes de l’intérieur», la « reconnaissance des compétences du personnel local », et le départ du directeur d’EDF Guyane.
Par acte de solidarité, le port de Degrad-des-Cannes à Cayenne était par ailleurs bloqué mercredi par« l’ensemble des syndicats de la plateforme portuaire ».

Le patronat guyanais, par la voie de Stéphane Lambert président du MEDEF Guyane a déploré cette situation de tension sociale tout en dénonçant l’inaction des pouvoirs publics. « Comment admettre, dans un pays démocratique, qu’un tel petit groupe d’hommes poursuive son oeuvre méthodique de blocage de toutes activités économiques? », a-t-il ajouté, déplorant que « l’état de droit soit ainsi gravement bafoué et que les pouvoirs publics restent inertes ».