En Nouvelle-Calédonie, Gérald Darmanin plaide pour « un accompagnement » de l’industrie du nickel

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© Gérald Darmanin Twitter

Gérald Darmanin, ministre de l’Action et des Comptes publics, a plaidé samedi pour un « accompagnement du temps économique » par l’Etat alors qu’il visitait en Nouvelle-Calédonie une usine de nickel du Brésilien Vale, innovante face aux risque des barrages de boue industrielle.

« Nous souhaitons qu’on accompagne le temps économique et qu’on n’attende pas de très nombreuses années comme c’est le cas jusqu’à présent, même si on a beaucoup accéléré en 2018 », a déclaré à la presse M.Darmanin. Il faisait allusion au traitement de la demande de Vale, auprès de Bercy, pour bénéficier du dispositif de la défiscalisation nationale, au profit d’un investissement dans la gestion de ses déchets.

Sous la pluie et le vent de la dépression tropicale Oma, M. Darmanin a visité l’usine métallurgique de nickel de Vale, dans le sud de la Nouvelle-Calédonie, où 600 millions de dollars (531 millions euros), vont être consacrés à la création d’une zone de stockage des résidus à sec pour remplacer l’actuel bassin où se trouvent 21,5 millions de tonnes de résidus humides (boue).

« Vu l’actualité au Brésil, les barrages sont quelque chose qu’on suit de manière extrêmement rigoureuse. On va pouvoir dépasser ce risque », a assuré Antonin Beurrier, PDG de Vale-NC, qualifiant l’investissement calédonien « d’innovation mondiale ».

Fin janvier, la rupture d’un barrage sur une mine de fer de Vale à Brumadinho au Brésil a fait 166 morts et 147 disparus après un accident similaire en 2015 dans la même région, qui avait provoqué la mort de 19 personnes et une catastrophe écologique sans précédent.

Vale, qui a produit l’an dernier 32.523 tonnes de nickel et 1.662 tonnes de cobalt en Nouvelle-Calédonie, espère obtenir une aide de l’Etat de l’ordre de 100 millions de dollars, grâce au dispositif qui permet à des contribuables métropolitains de défiscaliser leurs investissement outre-mer dans certains secteurs.

« On a déposé un dossier en décembre et on espère qu’il sera bien traité. Vale a décidé de financer tout seul cet investissement donc l’accompagnement de l’Etat sera fondamental », a déclaré Antonin Beurrier, mettant en avant la création de plusieurs centaines d’emplois, en plus des 1.400 emplois directs actuels.

Pour écouler sa production d’oxyde de nickel et de cobalt, Vale parie sur le marché des batteries des voitures électriques, qui va générer une hausse de la demande mondiale.

Vale exporte notamment en Chine mais se dit « ouvert » à l’Europe alors qu’Emmanuel Macron a insisté cette semaine sur le besoin d’un « réveil européen  » dans le domaine des batteries de voitures électriques. Paris et Berlin veulent créer un « Airbus des batteries » pour lequel la France va débloquer 700 millions d’euros au cours des 5 ans à venir.

Avec AFP

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