Economie: La production de la pêche polynésienne s’impose sur le marché mondial de l’exportation

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Avec des recettes d’un montant record de 1589 milliards de francs pacifique (soit plus de 13,3 millions d’euros) , le secteur de la pêche se porte bien en Polynésie Française selon le dernier bilan de la pêche pour 2015  établi par l’Institut de la  statistique de la Polynésie Française, en début de semaine.

Malgré la baisse du nombre de navires destinés à la pêche sur le territoire( 61 contre 64  les années précédentes), la production hauturière tout comme les exportations de produits de la pêche ont connu une hausse durant l’année 2015. La pêche hauturière a vu sa production augmenter de 16% , avec 6 237 tonnes. Une croissance soutenue par un effort de pêche plus élevé de 17% ainsi que des rendements stables du thon germon et du thon obèse et l’augmentation de la pêche thon à nageoires jaunes (+21%). Seul bémol, la pêche côtière connaît en revanche une baisse de sa production. L’embellie se confirme aussi pour la production aquacole qui progresse de 14 % en 2015, à 116 tonnes.

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Les Etats-Unis, premier client des produits de la pêche en Polynésie

En 2015, les exportations de produits de la pêche, hors coquilles, s’élèvent à un niveau record de 1 589 millions de Francs pacifique, soit une hausse de 28 % sur un an. Les produits de la pêche représentent 11 % des recettes des exportations locales.  L’Institut de la statistique  de la Polynésie Française explique cette croissance par le doublement  des exportations vers les États-Unis. Le poisson entier réfrigéré est quasi-exclusivement envoyé aux États-Unis, un peu au Japon, France, Singapour et Nouvelle-Zélande. Les trois quarts des filets réfrigérés sont envoyés en France, le reste aux États-Unis et en Nouvelle-Zélande. Au final, 93 % des produits réfrigérés vont aux États-Unis.

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De nouvelles pistes pour soutenir ce secteur 

Face à cette demande toujours croissante, l’ISPF propose entre autres de développer la pêche au germon avec de nouveaux bateaux, plus légers, moins coûteux en gasoil, avec une autonomie plus grande (gains de productivité) ; l’objectif est ici d’élargir la zone de pêche au sein de la Zone Economique Exclusive (ZEE).  Elle rappelle  également que « 35 % seulement de la ZEE est exploitée par les thoniers polynésiens ». L’institut  propose comme piste de développer la pêche à l’espadon dans l’archipel des Australes avec de nouvelles techniques de pêche qui éviteront de pêcher des requins, d’accroître la pêche de Big Eye dans l’archipel des Marquises et développer celle du Yellow fin (thon jaune), tout en réfléchissant à de nouvelles façons d’organiser les campagnes de pêche avec des bateaux capables de faire de la surgélation (- 50° pour des produits à destination des restaurants de sushi) et même de l’hyper-surgélation (- 57°), ou encore de développer les exportations, sous forme de produits finis ou hyper-surgelés, très rémunérateurs, et dont les trois marchés-cible sont l’Europe, le Japon et les États-Unis.

 

 La pêche en Polynésie française est constituée de plusieurs filières :

–  la pêche hauturière, la plus importante qui constitue les deux tiers de la production

–  la pêche côtière (en mer mais proche des côtes), de type familial est plus traditionnelle et artisanale;

–  la pêche lagonaire est consacrée essentiellement à l’autoconsommation, excepté la pêche des roris, trocas et bénitiers qui sont tous ou en partie exportés

– enfin, la production aquacole.

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