Economie : La Cour des Comptes épingle la mauvaise gestion des moyens matériels de la Douane aux Antilles-Guyane

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© Douane

Les juges de la Cour des Comptes ont dressé un carton rouge à l’administration douanière dans son rapport public publié ce 8 février 2017. Ils ont en effet critiqué la mauvaise gestion de la douane dans le renouvellement des moyens aériens et maritimes, principalement aux Antilles-Guyane.

Durant un an, les magistrats de la Cour des Comptes se sont intéressés au renouvellement de la flotte aérienne et navale de la Douane française. Particulièrement aux Antilles-Guyane où l’administration a fait preuve de « défaillances dans l’organisation, la gestion et la supervision des projets ». Pour exemple, la Cour des Comptes s’appuie notamment sur l’achat de deux vedettes de surveillance rapide, destinées à la lutte contre les trafic de drogue aux Antilles, qui se sont révélées inefficaces .« Les vedettes une fois réceptionnées se sont révélées peu manœuvrables, car elles ne viraient pas suffisamment aux vitesses requises. Après trois années de vaines tentatives pour améliorer les performances de ces bateaux, la Douane a fini par les retirer du service opérationnel » précise le document avant de préciser qu’environ « 1 680 000 € ont ainsi été dépensés en pure perte à ce jour ».

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Les juges de la rue Cambon pointent également du doigt l’acquisition pour la direction régionale des garde-côtes de la zone Antilles-Guyane,  d’une embarcation « intercepteur » payée  plus 307 0000 euros mais qui n’a jamais été livrée.  « Ces échecs répétés et coûteux démontrent que la Douane est incapable d’acquérir, de maintenir et d’opérer seule des matériels complexes, notamment dans le domaine aérien et naval »  souligne le rapport de la Cour des Comptes.

Pour éviter un tel gaspillage des deniers publics, la Cour a dressé deux recommandations, à savoir « soumettre les décisions d’acquisition de matériels aériens et navals à un arbitrage interministériel et confier la réalisation de ces opérations aux administrations disposant des compétences et de l’expérience technique nécessaire » et « mutualiser la maintenance et la mise en œuvre des moyens aériens et navals de la Douane avec ceux déployés par les autres administrations participant au dispositif de l’État en mer (marine nationale, gendarmerie maritime, affaires maritimes) ».

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