Economie: Bilan 2016 positif pour l’aéroport de Mayotte

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©Journal de Mayotte

Avec 347 249 passagers en 2016, l’aéroport de Dzaoudzi-Pamandzi à Mayotte affiche un bilan 2016 positif. La ligne directe Mayotte-Paris fait le plein tandis que la ligne Mayotte-La Réunion reste la plus fréquentée.

347 249 passagers en 2016 à l’aéroport de Dzaoudzi-Pamandzi à Mayotte, c’est 5,08% de plus par rapport à 2015. Après un premier semestre nuancé et une petite progression de 0,2% en fin juin, le deuxième semestre est nettement plus positif avec plus de 200 000 passagers enregistrés. « On est effectivement sur une année historique grâce à une très bonne fin de période », confirme Yves Christophe, directeur de la SEAM, société d’exploitation de l’aéroport.

La ligne Mayotte-Paris fait le plein

C’est en 2016 que la ligne directe entre Mayotte et Paris a été ouverte par Air Austral. Naturellement, cette ligne fait le plein, surtout entre Pamandzi et Roisssy-Charles-de-Gaulle. En effet, on enregistre 29 242 passagers sur cette ligne en 2016. Et si toutefois la ligne Pamandzi-Orly, avec escale à Saint-Denis ou Tananarive, perd 9% de ses passagers en 2016, les liaisons entre Mayotte et Paris enregistrent 204% de passagers en plus par rapport à 2016.

Liaisons régionales: la ligne Mayotte – La Réunion garde le cap

Malgré une baisse de 11% en 2016 due à l’ouverture de la ligne directe entre Mayotte et la Capitale, les liaisons aériennes entre Mayotte et La Réunion restent les plus importantes avec 154 502 passagers transportés. De leur côté, les destinations comoriennes se portent bien: 4 150 passagers vers et en provenance de Mohéli (+154%), 26 281 pour Moroni (+16,3%) et 29 470 pour Anjouan (+8%). Les résultats sont plus contrastés pour Madagascar. D’une part, on enregistre, en 2016, 10 764 passagers sur les liaisons Pamandzi – Nosy Be (+36,5%) et 16 763 sur les liaisons Pamandzi – Majunga (+3,7%). D’autre part, la liaison Pamandzi – Tananarive perd 9% de ses passagers (22 754) tandis que la ligne Pamandzi – Diego Suarez perd en 7% (9 808).

Avec l'ouverture de la ligne entre Paris et Mayotte, l'aéroport de Pamandzi fait le plein ©DR

Avec l’ouverture de la ligne entre Paris et Mayotte, l’aéroport de Pamandzi fait le plein ©DR

Sur les lignes vers le continent africain, la liaison Pamandzi – Dar Es-Salaam (Tanzanie) progresse de 37,2% en 2016 avec 1 235 passagers, tandis que la ligne Pamandzi – Nairobi (Kenya) progresse de 7,6% avec 16 039 passagers. Le transport de frêt profite également du bon bilan de l’aéroport de Pamandzi avec une progression de 19,22% (frêt postal et marchandises inclues). « Nous sommes confiants pour l’année qui vient, avec le 2e ATR d’Ewa, une offre de sièges supplémentaire et de plus en plus de Mahorais qui désirent prendre l’avion. Si nous poursuivons sur la lancée des premiers chiffres de janvier qui font état d’une progression de 11,6% du nombre de passagers, cela nous promet une année 2017 excellente », assure Yves Christophe.

2017, année de changements

D’ailleurs, pour 2017, la piste d’atterrissage de l’aéroport sera mise aux normes européennes. Il s’agira surtout de l’installation de dispositifs d’arrêt avec des blocs de béton ou de caoutchouc aux deux extrémités de la piste. Un procédé également choisi par l’aéroport Roland-Garros de La Réunion. « Deux groupements d’entreprises qui intègrent des sociétés de BTP locales se sont montrées intéressées. L’appel d’offres est en cours et devrait être bouclé d’ici à 2 ou 3 semaines », précise Yves Christophe au Journal de Mayotte. Le coût des travaux est estimé à plus d’une dizaine de millions d’euros, en partie financés par les aides européennes et les subventions départementales afin que cet investissement ne se répercute pas sur le prix des billets.

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L’aéroport de Dzaoudzi-Pamandzi doit également être doté d’un hôtel dont les travaux devraient débuter au second semestre 2017. Enfin, l’aéroport change d’opérateur en 2017. En août 2016, le groupe québécois SNC-Lavalin avait confirmé, son choix de se séparer de ses 16 aéroports régionaux français, dont ceux de Mayotte et Saint-Martin. La société Edeis, de Jean-Luc Schnoebele, a racheté les activités de gestion aéroportuaire du groupe québécois à Mayotte. « Pour nous, c’est une bonne nouvelle. Nous aurons une direction plus proche de nous, qui pourra facilement venir voir notre travail. Nous pourrons également être plus réactifs et plus dynamiques sur nos différentes activités ou pour la conquête de nouveaux marchés », affirme Yves Christophe.

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