Desserte aérienne : Air Caraïbes et French Bee annoncent des « résultats positifs » et équilibrés en 2018

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©Airbus / Aéroports de Paris

Le groupe Dubreuil a présenté, ce jeudi matin à Paris, les résultats 2018 de ses compagnies Air Caraïbes et French Bee. Dans l’ensemble, le groupe se dit satisfait de son bilan, et a confirmé l’arrivée de nouveaux appareils et une nouvelle ligne en 2020 pour la low-cost long courrier. 

Jean-Paul Dubreuil, président du groupe éponyme, Patrick Malval, Président d’Air Caraïbes, Marc Rochet, Directeur général de Dubreuil Aéro et président de French Bee, et Muriel Assouline, Directrice générale de French Bee, ont durant plus d’une heure déroulé le bilan et les perspectives des deux compagnies. Côté bilan, Air Caraïbes reste un acteur majeur de la desserte entre l’Hexagone et les Antilles : deuxième en parts de marché sur la ligne Orly – Pointe-à-Pitre (32%), Air Caraïbes partage la première place avec Air France sur la ligne Orly – Fort-de-France (36%). En Guyane, la compagnie caribéenne reste stable avec 40% de parts de marché, mais c’est sur cette destination que la croissance est la plus forte : + 10%, contre 9% et 7,2% pour la Guadeloupe et la Martinique.

+10,9% de chiffre d’affaires

Les vols longs courriers d’Air Caraïbes atteignent 1,264 millions de passagers transportés en 2018, soit une hausse de 11,5% par rapport à 2017. Ajouté à cela les vols régionaux, le nombre de passagers transportés atteint les 1,6 millions et avoisine les 2 millions en prévision pour 2019. Les taux de remplissage globaux sur le long courrier ont, quant à eux, dépassé les 86% en 2018 et approcheront les 90% en 2019. Fort de ces résultats, le chiffre d’affaire de la compagnie est « en forte hausse de 10,9% » et s’établit à 481,63 millions d’euros, malgré des routes identiques et « une concurrence accrue » avec notamment l’arrivée de la low-cost Level. Le résultat net de la compagnie est toutefois en retrait d’1,5% et s’élève à 10,4 millions d’euros, « correct » pour les dirigeants d’Air Caraïbes, alors que 2018 a été impactée par la hausse du pétrole.

Côté appareil, Air Caraïbes disposent à ce jour de huit aéronefs : deux Airbus A330-200, quatre A330-300 et deux A350-900. Mais en juillet 2019, la compagnie accueillera un nouvel A350-900 et surtout, son premier A350-1000 à la toute fin d’année, déployé sur la Guadeloupe et la Martinique en 2020. Cette réorganisation permettra notamment d’opérer un Orly – Cayenne en A350-900 à l’été et la compagnie deviendra la première compagnie française à disposer d’un A350-1000, plus long de 7 mètres par rapport à l’A350-900. Celui-ci accueillera 429 passagers : 24 en classe Madras, 45 en Premium Éco et 360 en économique, soit 40 sièges en plus. A terme, la compagnie disposera d’ici 2022 de neuf gros-porteurs, dont un deuxième A350-1000 dont la livraison est prévue en 2021, tout en se séparant de deux A330.

Au niveau du régional, la compagnie délaisse petit à petit ses ATR 72-500 pour les remplacer par des ATR 72-600. Après une première réception en 2018, Air Caraïbes en recevra deux nouveaux cette année. Côtés perspectives, en plus de ces nouveaux appareils et de l’arrivée à l’été d’un A350 à Cayenne, Air Caraïbes entend renforcer sa liaison vers Saint-Martin avec une rotation supplémentaire à l’hiver prochain, ainsi que ses partages de codes avec Corsair sur Cuba.

French Bee double son chiffre d’affaires  

Lancée en 2016, la low cost long courrier French Bee « a poursuivi son plan de vol et sa logique de développement mesuré qui lui permet d’abord de consolider ses positions avant d’élargir son champ d’action ». Après une arrivée à La Réunion en juin 2017, la compagnie a inauguré sa ligne Orly – Tahiti-Faa’a en mai 2018, via San Francisco. « French Bee a réalisé un chiffre d’affaires de 147 millions d’euros sur 2018, un volume doublé par rapport à 2017 où la compagnie avait atteint 69 millions de chiffre d’affaires. La compagnie a également trouvé son équilibre avec un résultat opérationnel à 0,1 million d’euros. Le trafic passagers a lui aussi été multiplié par 2 et s’établit à 396 224 passagers sur 2018 ».

Sur le réseau Océan indien, la low cost long courrier a transporté 278 970 passagers en 2018 contre 131 839 l’année précédente, de juin à décembre. Le taux de remplissage de la route a progressé sur la période, de 83% à 85%, et la compagnie a pris en 2018 la place de 3ème transporteur sur la route avec 19% de parts de marché, derrière Air Austral et Air France. « Dans le même temps French Bee aura contribué à faire considérablement grandir le marché Métropole/Réunion dont la croissance s’affiche à 12,8 % sur 2018 ».

Une nouvelle destination en 2020

Sur 7 mois d’activité entre Paris et Tahiti, French bee a transporté 117 254 passagers sur l’ensemble du réseau Pacifique, « tandis que le coefficient de remplissage global sur la route a atteint 79% au cumul en 2018 ». French Bee a notamment « réussi la performance » de se positionner directement à la 2ème place avec 35% de parts de marché, derrière Air Tahiti Nui et devant Air France. Pour les dirigeants de la compagnie, la Polynésie fait preuve d’une dynamique de croissance du marché « extrêmement positive ». Sur la destination, la compagnie se positionne notamment sur la clientèle « familles et proches » et le tourisme préférant la petite hôtellerie.

French Bee à l'aéroport de Tahiti-Faa'a, lors de son vol inaugural de la ligne Paris-Tahiti ©Outremers360

French Bee à l’aéroport de Tahiti-Faa’a, lors de son vol inaugural de la ligne Paris-Tahiti ©Outremers360

Côté perspectives, la petite sœur d’Air Caraïbes va également élargir sa flotte avec, en juin, un troisième A350-900. En réintégrant son A330 dans la flotte d’Air Caraïbes, French Bee va donc, au cours de l’année, disposer d’une flotte entièrement équipée de quatre A350-900 puisqu’un nouvel appareil est attendu en 2020. En outre, la low cost long courrier va aussi étoffer sa flotte en 2021 et 2022 par deux A350-1000, de 480 sièges, qui viendront renforcer la ligne Orly – Saint-Denis. Enfin, French Bee annoncera à la fin du premier semestre 2019 une nouvelle destination parmi cinq retenues dans une « shortlist », et dont les ventes seront lancées à l’été pour un début des opérations en 2020. Les critères retenus : l’environnement, la capacité de croissance et la concurrence.

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