Banques: La Caisse d’Epargne Provence-Alpes-Corse rachète trois banques ultramarines

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©L’Info Kwézi

La Caisse d’Epargne Provence-Alpes-Corse (Cepac) a acquis en mai dernier trois banques ultramarines: la Banque des Antilles françaises (BDAF), la Banque de La Réunion et la Banque de Saint-Pierre et Miquelon.

Éclairage sur une stratégie:

« S’internationaliser tout en restant français« , c’est le choix qu’a fait Alain Lacroix, président du directoire de la Caisse d’Epargne Provence-Alpes-Corse (Cepac). En mai dernier, la banque a racheté la Banque des Antilles française, la Banque de La Réunion et la Banque de Saint-Pierre et Miquelon. Nommé en 2009, Alain Lacroix avait alors établi un diagnostic: « La Caisse opère sur 4 millions d’habitants : 2 millions en Provence et 2 millions outre-mer (faisant allusion à la Corse). Or, nous avons déjà 18 % de parts de marché en Provence et seulement 8 % dans les îles. C’est donc là que nous pourrons nous développer ! ». Le rachat des trois banques s’est fait au terme d’un appel d’offres interne, rapportent Les Echos. « Nous avons pris le conseil de Rothschild. L’acquisition s’est faite à 314 millions d’euros de fonds propres, plus 600 millions de crédit auprès de BPCE qu’il fallait racheter. L’opération s’est donc élevée à près d’un milliard d’euros », a déclaré Alain Lacroix au quotidien économique.

Alain Lacroix, président du directoire de la Cepac, mise sur une "internationalisation" française ©DR

Alain Lacroix, président du directoire de la Cepac, mise sur une « internationalisation » française ©DR

Ainsi, la Cepac triple ses parts de marché à La Réunion, double celles des Antilles à 17% et devient, dans ce bassin, la deuxième banque derrière le Crédit Agricole. « Nous avons gagné 25 ans ! Et le projet est très rationnel parce qu’il s’imbrique bien entre des banques qui travaillent beaucoup avec les entreprises », a-t-il confié aux Echos. Jusqu’à présent, la Cepac était absente en Guyane, à Saint-Barthélémy et à Saint-Pierre. Aujourd’hui, elle peut même rêver de perspectives de business avec le Canada. « Cette opération a aussi un objectif de ressources humaines. Pour tout le corps social de Cepac, c’est une ouverture culturelle et aussi des possibilités d’expatriation », conclut Alain Lacroix.

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