Kali, le troubadour martiniquais, en concert unique à Paris, au New-Morning

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Kali, le troubadour martiniquais, fête ses 35 ans de musique au cours d’un concert unique qui aura lieu le vendredi 6 décembre prochain dans une formule acoustique en quartet. L’occasion de voir ou revoir un artiste qui a su réconcilier musique traditionnelle et modernité. Faîtes entrer l’artiste…

35 ans de musique, ça se fête. A 60 ans, Kali, le troubadour martiniquais, celui qui enchante depuis de très nombreuses nos vies avec sa musique mêlant avec brio et talent tradition et modernité, sort de sa retraite spirituelle, pour gratifier les mélomanes d’une prestation unique à Paris dans une formule acoustique qui lui permet d’exprimer pleinement sa sensibilité et ses émotions.

Un concert qui aura lieu le 6 décembre prochain au New-Morning, la salle de ses débuts parisiens, en compagnie de son comparse de toujours, le percussionniste Charly Labinsky, du guitariste Patrick Jean-Elie et du bassiste Rody Céréyon et qui promet d’être particulièrement dans la « vibe », comme on dit. Deux heures de concert pour apprécier toute l’étendue du talent de Kali.

Car si la musique de Kali inspire une certaine nostalgie du temps qui passe, c’est aussi et surtout une musique bien ancrée dans le réel. 35 ans de musique au cours desquels, le chanteur martiniquais a su s’adapter aux mutations et aux évolutions de son temps et de son environnement régional avec une certaine ouverture sur le monde, sans perdre sa spécificité et son authenticité.

Explorations d’horizons nouveaux

Depuis le début de sa carrière musicale, de sa première formation « Gaoulé », en passant par ses participations au groupe « Difé », sans compter son passage marquant dans « 6ème Continent », jusqu’à son aventure en solo sur les devants de la scène, Kali n’a cessé de faire évoluer sa musique, multipliant les expériences musicales.

En avance sur son temps, jusqu’à parfois désorienter une partie de son public, le natif de Saint-Pierre en Martinique, héritier d’une grande famille de musiciens, dont le célèbre Max Ransay – trop tôt disparu – a été en recherche perpétuelle de renouvellement dans son travail en interaction avec ses expériences et rencontres musicales.

Tour à tour influencé par la musique noire américaine avec notamment Diana Ross et Stevie Wonder, le Reggae De Bob Marley jusqu’à épouser la philosophie rastafarienne, il a toujours tenté de marier les genres musicaux et d’explorer de nouveaux horizons. En témoigne en 2001, sa tentative de mélanger la musique traditionnelle martiniquaise et l’emblématique « Bèlè » au rap américain en réunissant de surcroît trois générations d’artistes autour du projet « Bèlè Boum Bap ».

De même, c’est encore dans cet esprit d’expériences renouvelées que plus tard il se lancera dans le concept « Akoustik Kreyol Project », mettant en lumière la musique acoustique, avec des musiciens venus d’univers différents.

Un homme d’engagement

Homme d’engagement et de combat, on a tous en mémoire son fameux « Reggae Dom-Tom » ou encore son cri contre le dépeçage de la Martinique contenu dans son single « Ile à vendre », Kali – diminutif de son surnom Kalimero, du nom d’un d’un personnage de dessin animé japonais, attribué lorsqu’il était gamin – a également, outre une certaine cote auprès du public, reçu un certain nombre de récompenses de la part de la profession. Ainsi, en 1997, il obtenait le trophée SACEM Martinique avec le Prix de la plus belle chanson de l’année pour « La biguine desenfants du bon dieu ». Quelques années plus tard, il est sélectionné pour représenter la France au concours de l’Eurovision. Avec sa chanson « Monté la Riviè », il se classera 8ème du concours.

Ces derniers temps, l’homme au banjo, instrument auquel il s’est initié après sa séparation d’avec « 6ème Continent », s’était un peu éloigné du fracas du monde, se réfugiant dans la spiritualité. Dans un album intitulé « C’est l’éveil », sorti en 2014, il dévoilait une part intime de lui-même et présentait en compagnie d’invités, les psaumes de la bible sur une base rythmique Nayabenghi.

Il nous revient aujourd’hui, auréolé de sa volonté de faire rythmer musiques traditionnelles et modernité, pour notre plus grand bonheur. Séquences nostalgie, vibration et émotion garanties.

E.B.

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