Îles Marquises, Terre des Hommes

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Elles ont retenu l’âme des quelques voyageurs qui ont eu la chance de fouler leur terre. Elles ont inspiré des artistes en recherche d’authenticité et de mystère. Outremers360 vous présente les îles Marquises, dernières terres sauvages au bout du monde, derniers refuges des Hommes.

Des falaises abruptes faites de basalte, cette roche volcanique durcie au contact de l’Océan. Des pics montagneux aiguisés et des vallées profondes et étroites. Des baies à peine protégée du grand large, sans récif, sans lagons. A première vue, les îles Marquises ressemblent étrangement aux décors des blockbusters de Jurrasic Park, hostiles et mystérieuses. Pourtant, l’homme s’y est installé, il y plus de 3 000 ans, pendant les grandes migrations polynésiennes. Les ancêtres des Marquisiens les ont alors baptisé « Henua Enana », littéralement Terre des Hommes. Car oui, il faut être un homme pour dompter ces îles qui n’ont rien à voir avec l’imaginaire collectif du dernier paradis terrestre. En 1595, les Marquisiens reçoivent la visite d’un premier navigateur européen, l’Espagnole Alvaro de Mendana, qui leur donna leur patronyme actuel. La rencontre ne fut pas joviale, loin du mythe du « bon sauvage », pure construction occidentale. Les Marquisiens firent fuir le navigateur, laissant une partie de ses chevaux revenus aujourd’hui à l’état sauvage. C’est d’ailleurs un des passe-temps favoris des Marquisiens, se lancer à la poursuite de quelques milliers d’étalons espagnoles pour ensuite les apprivoiser et permettre aux touristes de visiter l’île au dos de ces témoins de l’Histoire.

Aux Marquises, on croise des hommes mais aussi des chevaux sauvages ©Tahiti Nui Blog

Aux Marquises, on croise des hommes mais aussi des chevaux sauvages ©Tahiti Nui Blog

« Et par manque de brise le temps s’immobilise aux Marquises », écrivait Jacques Brel. Sur le sommets des pics, les nuages chargés de pluie arrosent la végétation épaisse et verdoyante, abris des « keu keu » (chèvres) ou cochons sauvages. Les Marquisiens chassent, pêchent et dansent également. Ils imitent à la perfection les battements d’ailes des oiseaux endémiques et le cri du cochon. Pour saluer, les Marquisiens n’utilisent pas le terme « Ia Orana », ils ont leur propre langue et à votre arrivée, ils vous diront « Kaoha Nui », tout comme les habitants des Tuamotu vous diront « Kura Ora ». Beaucoup d’artistes ont été happés par la beauté sauvage de ces îles. Les âmes de Jacques Brel et Paul Gauguin y reposent, bercés par les vagues frappant les rocheuses et les déferlantes mourants sur les galets des plages protégées par les baies étroites. Les Marquisiens sont aussi fiers de leurs terres, fiers de leur culture. C’est pourquoi, tous les deux ans, ils la dévoilent et la partagent à l’occasion du « Matavaa », ou Festival des îles Marquises. Il aura lieu, cette année, du 16 au 19 décembre 2015, sur l’île de Hiva Oa. Sur le thème « Retour aux sources, à l’essentiel », il est un des festivals phares du Pacifique sud, permettant d’en savoir plus sur ces îles si sauvages et mystérieuses. Chanceux seront ceux qui pourront y participer car les Marquisiens auront plaisir à partager leurs secrets et leurs îles.

Pour s’y rendre, il faut bien évidement passer par l’Aéroport international de Tahiti-Faaa, puis reprendre un avion pour faire 5 heures de vols avant d’atteindre l’archipel. Mais les amoureux de l’Océan, de la nature et de l’aventure préfèreront le bateau. C’est en tout cas le meilleur moyen d’apprécier les îles Marquises, car arriver en bateau sur ces îles est un moment magique. Lorsque se dessinent à l’horizon les silhouettes sculptées de ces îles majestueuses, on comprend alors la stupeur des anciens navigateurs et leur coup de foudre pour ces îles du bout du monde. Les Marquisiens disposent d’un navire, qui fait cargo mais aussi bateau de croisière ; l’Aranui. Le 5ème du nom vient d’être inauguré, il offre tout le confort et le luxe pour rejoindre l’extrême Nord de la Polynésie, où se situent les îles Marquises. Après avoir franchi les atolls de l’archipel des Tuamotu, on arrive enfin sur la Terre des Hommes. Et toute la beauté de l’archipel s’offre à vous. La-bas, pas de grands hôtels, juste des pensions de familles, modestes mais chaleureuses. Tout y est pour un dépaysement total, on ne voudrait pour rien au monde quitter ces îles. Les Marquisiens vous feront découvrir leurs terres, leur culture, leur tradition, leurs plats typiques comme le Ka’aku, fruit de l’arbre à pain cuit et battu au pilon avec du lait de coco, un régal.

On ne sait pas vous, mais chez Outremers360, on passerait bien l’hiver au soleil, au beau milieu du Pacifique, sur ces terres qui ont bercé les hommes et leur ont appris l’harmonie avec la nature.

La Baie de Hakaehu sur l'île de Nuku Hiva ©Tahiti Nui Blog

La Baie de Hakaehu sur l’île de Nuku Hiva ©Tahiti Nui Blog

 

Les Marquisiens sont fiers de leur culture et de leurs terres. Ici, lors de l'inauguration de l'Arnaud 5, cargo mixte reliant Tahiti aux Marquises en passant par les piles Tuamotu ©Danee Hazama Photography

Les Marquisiens sont fiers de leur culture et de leurs terres. Ici, lors de l’inauguration de l’Arnaud 5, cargo mixte reliant Tahiti aux Marquises en passant par les piles Tuamotu ©Danee Hazama Photography

 

Les îles Marquises sont de très jeunes îles volcaniques, sans récifs ni lagons. Juste des pics montagneux et des falaises de basalte ©DR

Les îles Marquises sont de très jeunes îles volcaniques, sans récifs ni lagons. Juste des pics montagneux et des falaises de basalte ©DR

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