Avec « Une semaine et un jour », la journaliste Marijosé Alie s’installe définitivement au premier plan dans le paysage de la littérature francophone

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Avec « Une semaine et un jour », la journaliste Marijosé Alie s’installe définitivement au premier plan dans le paysage de la littérature francophone Prix Ivoire 2016 décerné pour son premier roman « Le Convoi », la journaliste martiniquaise Marijosé Alie récidive avec «Une semaine et un jour », titre de son deuxième ouvrage qui raconte l’histoire la vie de deux femmes liées par l’histoire et par la violence de leur destin toujours publié aux éditions Hervé Chopin. Avec son écriture poétique, musicale et sensuelle, Marijosé Alie s’installe définitivement comme une romancière à part entière dans la littérature francophone.

Le journalisme mène t-il à tout ou Marijosé Alie est-elle tout simplement une géniale touche-à-tout ? On ne saurait le dire, mais toujours est-il que cette dernière commence à élargir considérablement son champ d’intervention et d’action.
Journaliste, auteure-compositrice, interprète et maintenant romancière, les cases deviennent de plus en plus nombreuses à cocher pour cette boulimique de travail. Dans un monde où l’on a l’habitude ranger les gens dans des catégories et de leur coller des étiquettes, Marijosé Alie casse les codes et fait figure d’ovni dans cet univers des arts et des lettres.

Marijosé Alie

MarIjosé Alie lors de la soirée de présentation de son dernier roman « Une semaine et un jour »

Deux autres passions : la musique et la littérature

En effet, après une brillante carrière journalistique effectuée notamment en télévision où elle a été tour à tour présentatrice du Journal Télévisé en Martinique, grand reporter, directrice régionale et responsable de la Diversité dans les programmes de France Télévisions – une première au sein de la télévision publique – Marijosé Alie quitte en 2014 le monde doré de la télévision pour se consacrer à ses deux autres passions : la musique et la littérature. La musique d’abord : une passion atavique née de son enfance passée au Diamant dans le sud de la Martinique en compagnie de sa musicienne de mère, professeur de piano qui lui a transmis le goût de la musique et initié aux premières notes de cet instrument. Plus tard, pendant ses études à Paris, elle continuera à assouvir sa passion pour la musique en composant et en écrivant des chansons au sein d’un groupe.

Elle aurait pu poursuivre dans cette voie, mais la carrière d’artiste est souvent aléatoire et ses études terminées, elle a préféré assurer et opter pour une carrière de journaliste en intégrant l’ORTF, la radio et télévision publique de l’époque où elle officiera comme présentatrice notamment. Femme de conviction, son indépendance d’esprit lui vaudra d’être mutée en Bourgogne en 1977.

« Caressé Moin », un hit international

C’est là qu’elle composera son morceau fétiche « Caressé Moin ». Une chanson enregistrée avec le groupe martiniquais en vogue du moment « Malavoi» qui va connaître un véritable succès populaire et dépasser les frontières de la Martinique. En 1989, elle sort son premier album « Gaoulé » tout en poursuivant brillamment sa carrière de journaliste puisqu’elle est nommée directrice régionale de RFO-Martinique, puis responsable de la Diversité dans les programmes au sein du groupe France Télévisions. Parallèlement, elle continue de jongler avec la musique et un deuxième album baptisé « Zambouya » suivra en 2000. Plus récemment, en 2016, libérée de toutes contraintes de son métier de journaliste, elle s’associera à ses filles Fred et Sohée en formant le groupe « Elles&elle » pour réaliser l’album « Kalenda », un mélange de blues, groove latino, tambours caribéens et mélancolie Chopin.

Mais comme on l’a vu plus haut, Marijosé Alie n’est pas femme à s’arrêter en si bon chemin et n’hésite pas à ajouter une nouvelle corde à son arc déjà bien tendu. Sa passion pour l’écriture ne peut se limiter uniquement à la composition de chansons fussent-elles remarquables. Déjà, au cours de ses études de journalisme dans une école privée, elle s’était inscrite en même temps à la fac pour y étudier les lettres-socio et les Beaux-arts. C’est dire que cette amoureuse de la lecture et de littérature n’est pas venue à l’écriture par hasard.

Un premier roman salué par la critique

C’est donc tout naturellement qu’elle saute le pas en 2016 en publiant aux Editions Hervé Chopin son premier roman « Le Convoi ». Un roman d’aventures où les destins de plusieurs personnages se croisent et s’entremêlent autour d’une rumeur qui enfle « emmenant avec elle le goût du sang, le souffle de l’indicible ». Une fresque pittoresque poétique et sensuelle qui se déroule le long du fleuve, à travers l’Amazonie. Un premier roman salué par la critique et qui lui vaudra de recevoir en Côte d’Ivoire, le Prix Ivoire 2016, une récompense littéraire décernée au meilleur livre d’un auteur africain ou issu de la diaspora.

Un coup d’essai qui apparait comme un coup de maître et qui eut pour effet d’encourager voire d’enhardir la romancière débutante qui a pu avoir en tête la fameuse phrase de Saint Thomas d’Aquin « je crains l’homme d’un seul livre ».

Les deux romans de Marijosé Alie

Les deux romans de Marijosé Alie

Un récit bouleversant

Quoi qu’il en soit, Marijosé Alie vient de récidiver avec « Une semaine et un jour » toujours publié aux éditions Hervé Chopin. Alors que dans « Le Convoi », MariJosé Alie, avait choisi de multiplier les personnages et de les ancrer dans un univers de conte fantastique dans une Guyane jamais nommée, mais ô combien identifiable, c’est à Paris que se situe cette fois son récit. Un récit violent, acerbe, bouleversant dans lequel elle peint avec force et émotion de sa plume toujours poétique, musicale et sensuelle, l’itinéraire de ces deux femmes liées par l’histoire et par la violence de leur destin.
Pour autant, « Une semaine et un jour » est une ode à la vie généreusement humaine et aussi à l’amour qui permet à Marijosé Alie de confirmer ses talents d’écrivaine et de s’installer définitivement comme une romancière à part entière dans le paysage fécond de la littérature francophone.

Lors d’une soirée de présentation de son dernier ouvrage « Une semaine et un jour» ce mardi 4 février 2020 à la Maison de l’Amérique Latine (Paris), l’auteure martiniquaise, interviewée par Viktor Lazlo, a expliqué la genèse de l’écriture de son roman, dans le cadre d’une soirée introduite par Sylvie Glissant de l’Institut du Tout-Monde.

Une soirée littéraire rythmée par des lectures d’extraits du roman et des animations musicales.

 

E.B.

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